Le petit bonhomme d’août,

Tendre graine d’artiste,

Sur « son » rocher assis,

Contemple et puis dessine

Un grand soleil de feu

Qui plonge dans la mer.

Le petit bonhomme d’août,

Jeune apprenti - poète,

Sur les vagues câlines

Noie ses yeux envoûtés.

Candide, inexprimée,

Poésie enfantine…

Mon petit bonhomme d’août,

De la mer qui s’endort

Ecoute la berceuse.

Sortant l’harmonica

De sa poche sableuse,

Il l’accompagne en la.

Qu’est devenu le temps,

Qu’est devenu l’autan,

Le laurier du jardin,

La forêt de sapins ?

Universel irréel,

Paysage virtuel,

Effacés, les roseaux,

Endormis, les oiseaux…

L’étreinte du brouillard,

Immobile et blafard,

Etouffe les couleurs,

Etrangle le bonheur.

              Mais était-ce le vent,

              Le rire d’un enfant ?...

              Voici qu’une éclaircie

              Vient réveiller la vie.

Marie-Claire MELCHIOR

Le Salon des Poètes de Lyon

1er Prix Mignardises 2007

Extraits Recueil « Couleurs du Temps »